CHRONIQUE VOYAGE : BALADE EN QUAD AU ROATÀN

7 février 2019 Non Par Patricia Garnier

Benjamin Beaudet
Chroniqueur Quadiste.net
Éducateur RTF, SGMF
Moniteur Quad FQCQ
Agent CQAV

Plus que dus pour des vacances différentes, nous voilà partis en famille au Roatàn, Isla de la Bahia, province du Honduras, cinq heures plus tard, dans la mer des Caraïbes aux eaux turquoise et aux merveilleux coraux. Île qui a vu passer plus de 3000 pirates, île pleine d’histoires, dépaysement complet garantie. En ce 24 décembre, alors que nous sortons de l’aéroport qui à la grosseur de celui de Bagotville, mais avec prises d’empreintes digitales, photos et tout le pataclan de sécurité, nos représentants de Sunwing nous dirigent vers notre transport et oooooooohhhhh! Un motoquad !!!!!! Oui, oui!!!! Alors, comme un aimant, je suis attiré vers ce jouet pour adulte et… photos!!!!! Bleu, repeinturé au moins deux fois, je cherche la marque…. Non rien…. Je ne peux même pas identifier ce petit quad deux roues motrices, mais il y a encore une étiquette de précaution posée par-dessus l’ancienne qui a été peinturée. OK. MISSION: TROUVER UNE RANDONNÉE QUAD.

Bon, ce qui frappe en partant, en allant vers notre hôtel (Infinity Bay Spa and Beach Resort), la pauvreté (selon notre point de vue), pas d’eau potable (sauf en bouteille et à notre hôtel), la dévastation par les pluies à certains endroits, les poubelles dans les villages. Mais, la chaleur humaine qui se dégage de ces personnes est tout autre, ils en sont très riches. Souriants, accueillants, simples, rien de compliqué, vous pouvez vous faire amis avec tout le monde si vous le souhaitez.

Une route en asphalte et béton sépare l’île du West End au East End. Moyens de transport? Minibus de 26 passagers ou moins (bancs pouvant accueillir 2 personnes normales bien collés, ou un Benjamin de 290 lbs comme moi), motos, voitures de toutes sortes, vélos, scooters. Oh!!!!! Une zézette!!! Un Yamaha!!!! L’espoir grandit en moi (mais ce n’est pas la priorité numéro 1).

Je vous épargne ma partie « vacances », de snorkeling, bronzage, Island Tour, Gumbaliba Park (interaction avec une dizaines de capucins en liberté et autant de perroquets), karaoké night, dauphins, dormir et dormir et dormir, etc. J’arrive enfin à trouver une randonnée en quad : Roatan ATV jungle and community adventure. Ça sonne bien et, eux, au moins, ils m’ont répondu (J’ai essayé deux autres et pas de réponse, on est rendu vendredi). On fait ça par Messenger, bang, c’est réglé. Samedi matin 9h30, ils viennent nous chercher.

Chose promise, chose due. 9h30, Trent vient nous chercher (moi et mon fils de 19 ans) avec son Toyota Corolla. Parle, parle, jase, jase, on traverse l’île et on se rend à Pollytilly Bight. Arrivés sur place, voilà les machines : Italika 200 jaune flambant neuf, avec klaxon (et plus qu’utile là-bas, c’est un équipement obligatoire ???? ). Le plastique d’emballage est encore sur les sièges pour deux d’entre eux et nous avons des casques Italika aussi (fabriqués au Mexique). Ok, me dis-je, je suis en tourisme, je ne demande pas l’impossible, juste faire du VTT. Est-ce que ça va me supporter ce mini truc?

On se parle et Kislin (le deuxième guide et propriétaire) m’explique qu’il est également officier de la paix sur l’île en plus d’avoir également son restaurant au même emplacement. Comme je lui explique que je suis également instructeur de cours de conduite vtt et agent, et que j’ai un 700cc (les yeux de Trent deviennent grand accompagné d’un WOW 700cc!), on se passe du cours de sécurité et de comment fonctionne le jouet ????. LET’S GO RIDING!!!!

On commence donc par le petit village de la place, on passe dans des endroits restreints, des cours, entre les maisons, où nos autoquads 54 pouces ne passeraient pas et on arrive au bout du village. Là, ça devient plaisant. Pour aller rejoindre Punta Gorda, l’autre village, on passe dans la jungle, dans un semblant de sentier en terre et nous débouchons sur une plage. Quelques « donuts » et photos, nous revoilà partis. On monte une côte et là je constate que c’est seulement pour du tourisme… pauvre petite machine, elle en arrache dans les montées (dans mon cas). Autre visite de ce village complètement différent du premier qui, il y a 10 ans ne connaissait pas la modernisation (et à ne pas faire en voiture) et cours d’histoire en prime, nous revoilà parti sur du bitume (moins intéressant, mais touristique). On va rejoindre Marble Hill et Diamond Rock, mi-asphalte et mi-chemin de terre, on se promène dans le village, on roule toujours.

C’est ça que j’aime du vtt, même s’il fait horriblement chaud, le fait de rouler est rafraîchissant, humer les parfums, prendre le temps de voir, de s’imprégner de ce qui nous entoure. On emprunte une autre « route » dans la jungle, c’est beau, je prends des photos et voilà qu’un des guides fait le clown sur son vtt!!! Nous débouchons sur une IMMENSE réplique d’un bateau pirate trois mâts en haut d’une colline. C’est LA salle de party sur trois ponts.

Je demande à Kislin si ce sont des terres publiques ou s’ils doivent obtenir des droits de passage sur des propriétés privées. Terres publiques partout. Demande de permis pour exploiter l’entreprise de vtt, plaques (comme nous au Canada) et le tour est joué. Vous pouvez circuler partout!!!

On roule au fond Léon! (65km/h maximum je suppose car pas de compteur et j’ai le gaz au fond, vent dans le dos, sur asphalte en descendant la côte). Retour vers notre point de départ par la jungle, ça fait déjà deux heures. On a défoncé l’horaire prévu d’une heure trente max. J’explique au guide que pour du monde plus expérimenté, comme moi et fiston, ça prendrait un circuit plus « dans la jungle », plus de sentiers hors route. Mais comme ils viennent de débuter depuis seulement huit mois, ils prennent tous les commentaires, et faut comprendre que c’est du tourisme.

Rendus à destination, j’entends Trent dire à son patron que ça prendrait des plus grosses machines. Bonne idée. Je crois qu’ils se sont fait plaisir et à nous aussi d’ailleurs. Ils n’ont pas eu les deux touristes les plus pépères! Échanges de politesses, je leur dis que je leur enverrai cet article. Petit coup de pub pour eux en même temps, si jamais vous allez dans ce coin de paradis à découvrir. Si comme moi vous n’êtes pas un accro de la plage et que vous devez bouger, alors go! En plus, ce que j’ai aimé d’eux: au début ils se démenaient pour renvoyer un cellulaire à une madame (sur un bateau de croisière) qui l’avait oublié dans le transport et de plus, si vous deviez annuler à la dernière minute, ils vous remboursent à 100% sans discuter, ÇA, mes amis c’est du service à la clientèle.

Alors, ça nous a coûté 55$ USD pour la promenade en VTT et 15$ de transport aller-retour à la porte de l’hôtel (moins cher que nos taxis), chacun. Pour moi, en vacances avec mon fils, ce n’est pas trop cher pour avoir vécu ce moment de dépaysement ailleurs dans le monde.

 

Point positifs : un passe-partout efficace pour ce type de randonnée touristique, simple et efficace d’utilisation, économique en carburant, le klaxon est un must pour ce genre de pays.

Point négatifs : non adapté pour personnes plus costaude (trop petit), manque de torque dans les côtes.

 

  • Moteur 200cc (177.3cc)
  • 4 temps monocylindrique
  • Vitesse maximale: 65 km / h
  • Automatique avec inversion
  • Entraînement par groupe et chaîne
  • Démarreur électrique
  • Puissance maximale: 9.38HP / 6500 tr / min
  • Couple: 11 nm / 5500 tr / min
  • Capacité de gaz: 8 litres
  • 23 km par litre.
  • Amortisseur à double inclinaison en avant
  • Bras oscillant “Mono Shock” en arrière
  • Freins à disque en arrière
  • Freins à tambour en avant
  • Poids total 170 kg
  • Roues avant 21×7-R10
  • Roues arrière 20×10-R10
  • Klaxon